Avoir la santé même après 50 ans

Préserver son capital santé, c’est optimiser son hygiène de vie – nutritionnelle, physique et mentale. Nos conseils pour rester performant le plus longtemps possible.

Baisse d’énergie, fatigue, mémoire qui flanche… Relâchement de la peau, apparition des rides, déclin de la vision, panne sexuelle, perte des cheveux, fonte des muscles, raideur articulaire, surpoids, insomnie… Telles sont les joyeusetés qui nous attendent en basculant dans le camp des seniors.

Les quinquas-sexas n’aiment pas qu’on les appelle ainsi, réservant ce terme à leurs aïeux qui, eux, au même âge, étaient vraiment des vieillards. La donne a en effet changé grâce aux progrès de la médecine et du confort moderne.

Il est vrai que l’on vit plus vieux – l’espérance de vie est en moyenne de 85 ans pour les femmes, 80 pour les hommes – mais pas toujours en bonne santé. L’allongement de la vie sans incapacités ni maladies n’atteint que 64 ans en moyenne pour les unes, 62 pour les autres.

Entre 50 et 60 ans, femmes et hommes savent ce qu’ils ne sont plus mais aussi ce qu’ils ne veulent pas devenir, à savoir dépendants et malades. Face à son propre vieillissement, deux attitudes s’opposent. Soit continuer à être une victime passive.

Soit, a contrario, choisir d’être l’acteur de sa longévité, pour rester en forme, debout, autonome le plus longtemps possible. Ce qui implique une démarche personnelle, volontaire, proactive, qui idéalement devrait commencer bien avant la cinquantaine.

Des pathologies qui n’apparaissent pas subitement mais des années avant qu’elles ne se manifestent, souvent après 50 ans. Pour continuer à se sentir bien physiquement et intellectuellement, mieux vaut prévenir pour ne pas subir.

Plus que jamais, il faut bouger son corps, le nourrir avec une alimentation saine et si besoin corriger les déficits révélés par des bilans réguliers. Certes, ce corps à corps avec le temps est un combat de tous les jours mais réalisable et à la portée de tous.

Priorité no 1 : bien s’alimenter. L’impact de l’alimentation sur notre état de santé est réel. Hippocrate, précurseur, ne recommandait-il pas « que ton aliment soit ton médicament ».

Avancée en âge, tabac, alcool, exposition aux UV naturels et artificiels, stress, pollution et alimentation déséquilibrée favorisent l’excès de radicaux libres.

Faire le plein d’antioxydants : Une multitude de fruits et légumes en contiennent, surtout les plus colorés. En rouge : myrtille, grenade, betterave, tomate, prune, fraise, baie de goji mais aussi les tanins du vin et du thé. En jaune : carotte, potiron, melon, abricot, orange… Ou en vert : avocat, brocoli, kiwi.

Nous avons l’embarras du choix à chaque saison. Du raisin, mûres ou rhubarbe, et la curcumine (du curcuma) sont anti-inflammatoires à dose efficace.

Ce n’est pas tout, citons aussi les oligoéléments et les minéraux que sont cuivre, manganèse, sélénium ou zinc. Enfin, le coenzyme Q10, que l’on trouve essentiellement dans la viande et le poisson.

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Troubles du sommeil, inconfort digestif, manque de vitalité, stress ou soucis articulaires sont des problèmes de santé fréquents. Quand ils sont peu gênants, on s’y habitue et les minimise, même récurrents.

Or être souvent fatigué, avoir des allergies, des rhumes à répétition sont déjà les prémices de dysfonctionnements. S’ils ne sont pas résolus ou soulagés ils peuvent avec le temps laisser se développer une inflammation chronique de bas grade (bas bruit) qui conduit à un vieillissement prématuré des organes et de la peau.

Cette dégradation continue se diffuse en silence dans les zones de vulnérabilité (cerveau, intestin, communication et protection cellulaire) – ce qui explique la genèse de la plupart des maladies chroniques du vieillissement. D’où l’importance de dépister en amont tout qui perturbe le bon état de santé puis le corriger : inflammation, stress oxydatif, dysfonction du microbiote, déséquilibre acido-basique, déficits en micronutriments.

Pour retrouver un équilibre, notre méthode repose sur un diagnostic précis du terrain inflammatoire afin de le corriger avec des conseils personnalisés en alimentation santé, micronutrition, phytothérapie, remise en mouvement, gestion du stress et du sommeil. Pour une longévité réussie, cette médecine préventive individualisée est une réponse.

Après 50 ans l’ennemi c’est le canapé ! Surtout y rester assis(e) pendant des heures à regarder la télé. On fait alors du « gras » plutôt que du « muscle ». Or aujourd’hui personne ne peut ignorer les méfaits de la sédentarité sur l’organisme : surcharge pondérale, syndrome métabolique, hypertension, infarctus et réduction de l’espérance de vie.

La ménopause n’arrange rien chez la femme. La carence œstrogénique fait fondre la masse musculaire, ce qui fragilise les ligaments et le tissu osseux avec le risque de développer arthrose, ostéoporose voire sarcopénie (diminution des muscles).

Bouger, c’est bon au physique comme au moral. Comment ? En se nourrissant bien tout en s’adonnant à une activité physique régulière d’endurance, d’intensité moyenne, à raison de 150 minutes par semaine fractionnées en 3 fois 1h de danse par exemple.

Ou choisir une discipline qui procure du plaisir, afin que la décharge d’endorphine nécessaire pour continuer se produise. Marche rapide, nordique, vélo, natation, gym au sol…, tout est envisageable à condition d’être régulier dans son effort et de s’y tenir.

Ainsi chez la femme postménopausée, le risque de développer un cancer du sein diminue de 10 % chaque fois qu’elle intègre 2 heures d’activité physique à sa semaine ; avec 2 heures et demie, le risque cardiovasculaire baisse de 30 % ! Sans compter que le bien-être physique, émotionnel, et la qualité de vie sont nettement améliorés.

Pour retarder le vieillissement cérébral, le mouvement et la nouveauté sont des carburants essentiels pour garder une performance intellectuelle. Le cerveau est un organe qui évolue tout au long de la vie.

« Mais s’il se nourrit du changement, il se détruit de la routine, dit joliment le Pr Pierre-Marie Lledo, directeur du département des neurosciences à l’Institut Pasteur.

Le cerveau s’adapte et se reconfigure en fonction des informations sensorielles et motrices qu’il reçoit. Pour créer de nouveaux neurones et conserver un cerveau jeune, il faut s’ouvrir à la nouveauté, lutter contre l’infobésité (surcharge d’informations), éviter les anxiolytiques… »

À lire aussi :La gym des neurones, c’est possible !

En conclusion, pour rester physiologiquement jeune dans sa tête et dans son corps, le maintien d’une activité cognitive est bien le troisième élément incontournable, avec l’alimentation, la pratique sportive, du triptyque de la prévention anti-âge. Ne baissons jamais la garde, ne nous privons pas de tout ce qui peut nous faire du bien pour rester vivant jusqu’à la fin.

Si tu veux en savoir plus, clique ci-dessous pour consulter nos programmes, car toi aussi, tu as le droit d'y participé en cliquant ici : Pour accéder au weekend et au programme danser la Salsa en 3 mois.

A tout de suite de l’autre côté.

Bonne journée.

Philippe COELHO Fondateur de l’école « Philippe Salsa School. »

Auteur du livre "Manuel pour apprendre à danser"

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